- Quel était votre objectif ? - Nous voulions,au moment de la Toussaint, rassembler les enfants catéchisés pour leur faire prendre conscience de leur relation avec les saints, l'Eglise du Ciel. On a interrogé chaque enfant sur son prénom et, quand c’était possible, on lui a fait prendre conscience de l'existence de son saint patron.
- Comment avez-vous procédé ? - Dans un premier temps, nous avons fait travailler les enfants sur leurs saints patrons et ce qu’être saint signifiait. Dans un second temps, on leur a fait colorier des dessins représentant leurs saints patrons et puis on les a déguisés avec les attributs de leurs saints. Quand ce n’était pas possible, on écrivait leur prénom sur une grande étole que les enfants portaient, pour qu’ils soient fiers de leurs saints. On avait, au préalable, demandé à la mairie l’autorisation de faire une procession au départ de l’église paroissiale, dans les petites rues du centre-ville.
- Comment s'est déroulée la procession ? - On avait préparé de petites feuilles comportant, sur une face, des paroles de bénédiction tirées de la Bible et, de l’autre côté, une invitation à participer à la vigile de la fête de la Toussaint, en paroisse. Sur tout le parcours de la procession, les enfants étaient invités à distribuer ces feuilles et à donner des bonbons aux passants. Nous avions un CD de chants d’enfants et, sur tout le parcours, nous diffusions cette musique avec un appareil portable. Cela attirait les gens. Plus de quarante enfants et quelques parents ont participé à cette procession qui empruntait les petites rues du centre de Perpignan, de l’église de La Réal à la cathédrale de Perpignan. Sur son parvis, les enfants ont dansé et chanté, tout en invitant les passants à une soirée de Vigiles de la Toussaint, à l'église paroissiale .
- Qu'est-ce qui vous aura marqué le plus ? - Les gens ne comprenaient pas d’emblée que c’était une manifestation chrétienne. Plusieurs personnes nous ont dit : « comme c’est beau, ces enfants ! » Les enfants, de leur côté, étaient heureux. Ce que retenaient les gens, c’était la beauté de ces enfants et de cette procession. Je me suis dit qu’ils ont perçu quelque chose de la vocation de l’enfance. C’était suffisamment atypique pour surprendre. Les enfants étaient heureux et beaux parce qu’ils avaient eux-même créé leurs costumes, qu’ils dansaient, qu’ils donnaient d’eux-mêmes. Ils étaient fiers et à l'aise dans leur mission de petits chrétiens.
(1) La paroisse de La Réal, confiée alors à la Communauté de la Croix Glorieuse. En 2009, cette communauté anime la paroisse Saint-Martin, toujours à Perpignan.
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| Le programme de la journée
Le matin : travail et dessins sur les saints patrons de chaque enfant.
A midi, pique-nique avec les enfants et les parents accompagnateurs.
L'après-midi : Vers 13 heures, Spectacle en ombres chinoises : une sorcière, qui représente les peurs de l’enfant, dialogue avec une petite fille, armée de sa foi en Dieu et d’un gros chapelet. A la fin, la sorcière avoue être malheureuse et se convertit. La petite fille lui dit : « tu peux toujours devenir gentille, même si tu as été méchante. »
Vers 14 heures, séance de déguisement.
Vers 15 heures, départ pour la procession.
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